
| Adresse |
Maison Diocésaine - 22 rue Séry 76600 LE HAVRE |
|---|---|
| Tel | 02 32 74 51 88 |
| contact | |
| Site web | http://ccfd-terresolidaire.org/ |
Comité diocésain du HavrePermanences : mercredi de 9h30 à 11h30 et Jeudi de 16h à 17h
Le CCFD du diocèse du Havre
vous invite
Salle Saint Pierre (rue Gustave Flaubert) à Fécamp, le Jeudi 31 mars 2011 à 19h00
Maison diocésaine (22 rue Séry) au Havre, le Vendredi 1 avril 2011 à 20h30
Pour une rencontre avec Antoinette DADJO Mawule de la République du TOGO.
Elle témoignera des projets soutenus par le CCFD sur les problèmes des femmes défavorisées en milieu urbain.
Vous trouverez sur le site du CCFD national tout le matériel nécessaire pour animer la collecte 2011.
Il y a 50 ans émergeait le Tiers Monde et la prise de conscience en Europe des grands problèmes qui accablaient ces « jeunes nations » : la faim, l’alphabétisation, le sous-développement.
En 1960, la FAO lance un cri d’alerte. Son objectif : dénoncer le scandale de la faim dans le monde et inciter les populations du nord à lutter contre ce fléau. Le Pape Jean XXIII relaie avec force le message pour engager tous les catholiques à l’action. C’est ainsi qu’en 1961, le CCF (Comité Catholique contre la Faim) voit le jour.
Il était alors question d’apporter une aide immédiate et directe sous forme de nourriture, de techniques ou de prestations de soins. Le modèle occidental avait fait ses preuves et se devait de faire bénéficier le reste du monde de ses connaissances et de ses modes d’organisation pour qu’il acquière un niveau semblable de développement.
Au fil des décennies, les grands blocs – Est, Ouest, Non Alignés – se sont désagrégés, et la marche du monde a montré combien les problèmes étaient complexes et les difficultés nombreuses retentissant les unes sur les autres. Il ne suffisait plus d’amener des vivres ou des techniques pour qu’un village ou une région sorte de la misère. La réussite d’une aide était aussi conditionnée par les représentations culturelles des personnes, leurs croyances, l’organisation de leur fonctionnement social. Une initiative a priori positive (amener de la nourriture à des gens affamés) pouvait avoir des conséquences désastreuses (anéantissement du commerce alimentaire local)… Au-delà de la faim, on a alors parlé de développement. En 1966, le CCF est devenu le CCFD.
Puis, ces dernières années, la mondialisation a fait apparaître que le Nord et le Sud n’étaient pas deux mondes étanches, et que le mode de vie des uns retentissait sur celui des autres… Le modèle de développement des plus riches a des conséquences sur l’ensemble des biens disponibles sur terre ; un partage équilibré des ressources suppose une mise à plat des fonctionnements actuels. D’autre part, les sociétés du Sud ne sont pas inertes : elles disposent aussi de citoyens qui réfléchissent, qui s’organisent (les banques de microcrédit de Mohammed YUSSUF, par exemple), et qui sont les mieux à même de déceler les besoins de leur population et de construire une action de développement. C’est pourquoi le CCFD – comme d’autres - a développé son action de partenariat : soutenir des projets établis par des organisations du Sud plutôt que d’intervenir à leur place.