Diaconie diocésaine
Qui sommes-nous ?
Le service de la diaconie a pour tâche de conseiller l’Eglise diocésaine sur les questions concernant sa mission de service : la charité. Cette mission de charité est accomplie par les chrétiens engagés dans différentes associations de solidarité ou associés dans des organisations catholiques ou des services d’Eglise.
Le travail du service de la diaconie est de permettre à ces chrétiens et ces différentes organisations catholiques de se rencontrer, mais aussi d’engager sur le plan diocésain des actions de sensibilisation des communautés chrétiennes.
Documents CEF
Documents de la Conferences des évêques….
Dilexi Te : bâtir l’Église avec et par les pauvres
Le parcours proposé autour de l’exhortation apostolique Dilexi Te du pape Léon par le frère Frédéric-Marie Le Méhauté (franciscain) bouscule nos certitudes. Comment passer, soixante ans après Vatican II, d’une simple pastorale pour les pauvres à une Église bâtie avec et par eux ?
» je te rends grâce, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents, et de l’avoir révélé aux tout-petits » ( Mt 11,25; Lc 10,21)
Pourquoi cette intuition conciliaire peine-t-elle tant à s’incarner, dans nos communautés, qui érigent des barrières protectrices face au SCANDALE de la souffrance ?
Déstabilisés par un récit brut, sans filtre et blessé, nous qualifions vite la parole du pauvre « d’exagération ou de mensonge » pour esquiver sa vérité dérangeante.
Et admettre qu’un exclu saisisse l’Évangile plus profondément qu’un théologien heurte forcément l’élite paroissiale.
En donnant un chèque ou un colis, nous maintenons une « distance salutaire » et évitons la réciprocité de la rencontre.
Le repli sur la gestion matérielle rassure face à la misère qui nous renvoie à nos propres faillites intérieures et à notre impuissance.
Dieu s’est fait chair dans la chair des pauvres.
Il ne s’est pas contenté d’aimer les exclus, Dieu a pris chair dans leur condition.
L’option pour les pauvres ne relève pas de la bienfaisance, mais de la Révélation.
Honorer le Corps du Christ à l’autel exige de ne pas mépriser ce même corps souffrant sur le parvis (Mt 25)
Façonnées par la dépendance et l’abandon, les personnes précarisées possèdent une expérience vitale de la grâce.
L’Église n’a pas seulement à les enseigner : elle est appelée à être évangélisée par elles !
» Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » ( Mt 25,40)
Plusieurs chemins sont possibles pour convertir durablement nos pratiques.
Intégrons les plus fragiles dans les instances de gouvernance (EAP, conseils diocésains) et co-construisons avec eux catéchèse et sacrements.
Unissons prière, catéchèse et diaconie au lieu de cantonner la solidarité à des laïcs engagés isolés.
Faisons entendre leur voix dans la prière universelle, l’accueil et les offrandes, en accueillant l’émotion partagée.
Sécurisons leur parole en amont au sein de collèges dédiés, afin qu’elle ne soit pas livrée désarmée face aux sachants.
Orientons les arbitrages budgétaires et la présence pastorale vers les périphéries, les zones rurales délaissées et les cités.
Entendre l’appel de notre pape et écouter le cri de notre monde qui souffre exige de réajuster notre lien à Dieu et de lui faire confiance .
Saurons nous être déplacés ,bousculés et sortir de nos zones de confort ?
C’est là le grand défi pour nous ,nos communautés paroissiales et nos mouvements ; soyons sûrs que l’Esprit Saint nous en donnera la force.